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Journée des anciens

A l’occasion de l’anniversaire de l’école, les anciens seront accueillis samedi 11 novembre 2017.
Prendre le train de 8h45 à gare de l’est, ou rendez-vous directement à l’école à 10h.

Deux fois par an, le 11 novembre et le 8 mai, l’école accueille ses anciens élèves. C’est-à-dire ceux qui ont envie de venir, ce jour-là. Il n’y a pas d’invitation. Ce n’est pas nécessaire. Tous les Neuvillois le savent : les portes sont ouvertes.

Chacune de ces deux journées a sa spécificité. En novembre, c’est l’anniversaire de l’école. On parle, on échange. Les Anciens témoignent de ce qu’ils ont vécu ou vivent. Fréquemment aussi, on regarde des photos de l’école dans les couloirs, des films dans la salle de cinéma, on évoque les souvenirs.

En mai, la journée est orientée vers des activités à faire ensemble. Ateliers, sports, visites des locaux et aménagements, commentaires sur l’année.

Cette journée précède les deux rendez-vous de la fin de l’année qui concerne les Anciens. Tout d’abord : les représentation de la comédie musicale annuelle. Celle où les Anciens sont présents, la dernière, est de loin celle que les enfants attendent et redoutent le plus. Car c’est ainsi qu’ils sauront, par les commentaires de leurs aînés, s’ils se sont montrés dignes de la tradition. Malgré la solennité de l’événement, ils n’ont pas beaucoup à craindre de ce public, plutôt indulgent et enclin à trouver – maintenant qu’il occupe les places de spectateurs- que ça continue, ce qui est, somme toute, rassurant.

Journee_Anciens_02Tout est joué et le rideau est tombé sur la comédie musicale. Il reste, cependant, à finir l’année et donner les ultimes fondements à celle qui va venir en accompagnant ceux qui partent, avec la solennité qui sied à cet événement, même si la priorité est de fêter la saison qui s’achève.

Ce bis, cet encore, expression que les anglo-saxons ont emprunté à notre langue, pour manifester après la fin du spectacle qu’on a envie de se retrouver encore un moment dans la magie qui s’est évanouie, c’est la Semaine des Anciens, le second événement.

Qui mieux que ces anciens élèves peuvent assurer la transition entre la Neuville de cette année et celle de toujours, en revenant partager nos activités et nous aider à faire le deuil de ce groupe qui, déjà en cet instant, sent qu’il n’est plus, faute d’objectif ?

Qui mieux que ces Anciens peuvent dire à ceux qui partent ce qui les attend, les aider franchir le pas en les rassurant ? Ne l’ont-ils pas déjà fait, eux ? Et pourtant, ils sont quand même là, aujourd’hui. C’est donc que l’on survit de quitter la Neuville et même qu’on s’en trouve bien car on emporte avec soi l’essentiel; et le comble, c’est même qu’ils reviennent pour s’y ressourcer, preuve que rien ne s’est oublié, ni perdu de tout ce que l’on a vécu ensemble.

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Qui mieux que ces Anciens peuvent apporter aux adultes, le témoignage de ce qu’ils ont pensé avec le recul de leurs années neuvilloises, -ce qu’il y avait de mieux et ce qui était moins bien, ce que l’on pourrait, peut-être améliorer; et leur signifier, par leur présence, que cette école vaut la peine que l’on continue à se fatiguer ?

 

« Quand j’étais élève,  j’aimais bien la semaine des Anciens. Parce qu’on voulait leur montrer qu’on avait progressé, qu’on avait appris encore plein de choses… Et puis on était content de les revoir, c’était une occasion de passer vraiment du temps avec eux. Les Anciens, pour moi, c’était aussi le monde du dehors, ça me faisait peur parce que je ne voulais pas changer, qu’une autre vie change ma façon de penser… Mais bon, en fait quand on est neuvillois on garde « ça » pour la vie.

Le temps est passé et me voici devenue une ancienne à mon tour. Revenir ici, cette semaine, ça me permet de penser au passé. Ou de le repenser. Je viens voir si la Neuville garde la forme. Peut-être qu’à une période je revenais dans l’espoir de revivre des souvenirs, mais ça c’est impossible. Les souvenirs sont ancrés dans ma tête, ils ne sortent qu’à l’occasion.

Venir à la semaine des Anciens c’est surtout une façon de se ressourcer, de se remettre en question, de s’interroger sur le sens de la Neuville, connaissant une certaine réalité extérieure. Pour moi c’est très important de douter de tout pour saisir ou redécouvrir le sens des choses.»

Hanane